Article de Line Gaumet (RSEDD 2020)

 

J’écoutais récemment l’émission « réconcilier les hommes et la vie sauvage » [1] sur l’importance de la conscience, de la connexion sensorielle au monde qui nous entoure et à la reconnaissance de chaque espèce dans sa singularité. Cela m’a rappelé les discussions avec mes grands-parents ou amis de leur génération qui ont vécu majoritairement à la campagne.  Beaucoup d’entre eux connaiss(ai)ent bien la nature : ils savent comment nourrir les abeilles si la sève de la bruyère n’est pas suffisamment abondante, piéger les frelons asiatiques sans nuire aux autres insectes avec des outils low-techs simples et accessibles à tous, fabriquer leurs engrais naturels. Ils connaissent les bienfaits des plantes, quoi planter à quelle saison et comment obtenir des récoltes abondantes, etc…
La plupart de cette génération sait observer la nature, est à son écoute et la comprend. Mais elle est en train de s’éteindre et bon nombre de leurs connaissances avec, soulevant un risque de rupture de la transmission de leur connaissance…
Force est de constater que pour les générations suivantes, il y a eu une réelle perte de connaissance et une déconnection avec la nature ; comme si l’homme avait oublié qu’il était dépendant de son environnement et de ses limites, bien loin des préoccupations du chasseur-cueilleur.
Nous nous sommes éloignés de notre rapport initial à la nature : le progrès technologique nous a permis de mieux nous soigner, de vivre de façon plus confortable de nous apporter des solutions sur un plateau (ex : la voiture, le train pour se déplacer, le supermarché du coin pour se sustenter, etc..). Mais si le progrès technologique a apporté son lot de bénéfices, elle a apporté aussi son lot de superflu, d’excès et de surconsommation et nous a progressivement « déconnectés » de notre environnement.

En parallèle, plusieurs courants se soucient de renouer avec la nature à leur manière, par souci de ne plus dépendre du système et de l’économie classique, par anticipation de l’effondrement à venir, ou plus récemment par un besoin qui a émergé et a été exacerbé par l’enfermement du confinement : éco-psychologie, néo-ruraux, minimalistes, néosurvivalistes …
Qu’est-ce que ça dit sur notre vie aujourd’hui ? Comment reconnecter, recréer ce lien vital avec notre environnement ? Qu’est-ce que l’homme sait encore faire de ses 10 doigts ? Saurions-nous nous chauffer en faisant du bois dans la forêt ? Nous alimenter et nous soigner en choisissant les bonnes plantes et baies comme nos ancêtres ou les indiens d’Amazonie ?
Et si demain on assiste à la raréfaction programmée des ressources, à des catastrophes de plus en plus nombreuses, est-ce que l’homme sera toujours équipé (de ses savoirs, de ses low techs) pour survivre ? Au-delà de la reconnexion, est-ce que la « rééducation » à la nature n’est pas nécessaire à l’amélioration de notre résilience face aux défis climatiques et sanitaires qui s’annoncent ?

 

L’homme, un être déconnecté de son environnement ?

Une perte de lien d’abord sensorielle, spirituelle

 La croissance des trente glorieuses, la recherche du « toujours plus » de croissance économique, de revenus, d’acquisitions de biens… nous a entraînés dans un rythme effréné aux antipodes d’une simple économie de subsistance et a induit une distorsion de notre relation à la nature et notre environnement. Ce mouvement s’est accompagné d’une urbanisation croissante et d’un étalement des constructions (maisons individuelles, centres commerciaux, routes…) et donc d’une artificialisation des sols, d’une conquête de la nature sauvage.

Cette domination / appropriation du territoire et de son environnement naturel par l’homme a fortement concouru à cette déconnexion de l’homme avec la nature et « les modes de vie citadins nourrissent les spirales consuméristes » ou les hommes passent beaucoup de leur temps libre à faire du shopping et surfer sur internet[2].
L’homme par son propre comportement aurait-il oublié qu’il fait partie intégrante de l’écosystème de la terre, comme s’il était un être « hors sol » ?

Selon les éco-psychologues, l’être humain s’est peu à peu distancié de la nature au point de perdre la capacité à la ressentir. D’après Michel Maxime Egger[3], l’état de la planète résulterait de la perte du lien de l’homme avec la nature.  Cette perte de connexion intime, sensorielle ou spirituelle, l’aurait conduit à envisager la terre comme un objet extérieur assimilable à un stock de matières premières à gérer. Pour François Sarano[4] , l’homme a tendance à chosifier/ réifier le vivant plutôt que de raisonner à l’échelle de l’individu.
Mais ces comportements ne sont pas pour autant source de contentement et masquent souvent une angoisse du vide.

Pour Kim Pasche[5], le monde est un système, qui pour être actif, nécessite que « les parties qui le composent soient en communication », ce qui implique un « dialogue », donc une reconnaissance des espèces et des êtres dans leur singularité. « C’est le principe de l’altérité. En voyant le monde comme dénué de parole, nous empêchons le dialogue, et ne voyons la nature que comme une ressource ».
Il définit la vie en nature comme 20% de « technique » et 80% de « relationnel » avec les autres espèces. Il défend une accumulation de savoirs pour un rapprochement avec le monde vivant.

 

Alors, déconnexion sensorielle irait de pair avec une perte de connaissance de la nature ?

Claude Levi Strauss[6] compare une espèce à une œuvre d’un grand peintre, en ce qu’elle a de complexe et d’unique, son côté irremplaçable en fonction et en esthétisme, que l’on s’évertue à protéger dans un musée alors que quand il s’agit d’une autre espèce on traite avec un mépris et une ignorance incroyable.

Pour Dimitri de Boissieu[7], recréer le lien avec la nature, c’est surtout réapprendre à vivre ensemble entre humains et non-humains en coopérant dans un but commun et en respectant le vivant. Cela nécessite d’observer avec précision et de comprendre les cycles du vivant, démarches d’acquisitions de savoirs qui nécessitent de s’inscrire dans la durée.  L’éducation-nature est pluridisciplinaire : sensorielle, physique, scientifique, ludique, artistique, imaginaire… son objectif ultime est de permettre l’émancipation des personnes, de les rendre autonomes, en mesure de vivre en société et de prendre en compte la fragilité de notre monde. C’est un véritable projet de transformation sociale.

À la suite d’un réveil de conscience de l’homme de l’importance de son environnement et de la nécessité de réétablir une relation avec celui-ci, une éducation à la nature pour se réapproprier la connaissance des écosystèmes et des services gratuits qu’elle nous apporte serait bien nécessaire… Sébastien Bohler reconnaît que la conscience et la connaissance sont deux éléments source de production de dopamine, capables de contrer les autres sources qui poussent  l’homme à détruire son environnement. [8]

 

Comment rétablir le lien et se réapproprier la connaissance de la nature : les différents courants

L’écopsychologie cherche à recréer ce lien d’abord par les sens et parfois le spirituel inspiré du rapport des peuples autochtones à leur environnement ou plus philosophique : la nature aurait une âme dans la tradition de l’anima mundi des grecs et des latins selon le philosophe Mohamed Taleb et l’ingénieur et anthropologue Jean Chamel. Les éco-psychologues veulent offrir une base pour devenir acteur du changement en s’appuyant sur la prise de conscience du monde qui nous entoure et la manière dont on le traite.

 

Les minimalistes cherchent à sortir de la surconsommation compulsive et compensatrice du stress engendré par un rythme de vie effréné, se reconnecter à ses sensations à l’appréciation de notre environnement proche, de la nature. Pour se faire, ils se débarrassent des possessions matérielles superflues, pour faire le vide physique et psychique et se recentrer sur une « saine » occupation du temps.

Rob Greenfield, militant pour un monde plus durable et égalitaire, a décidé de montrer que l’on pouvait vivre en dessous du seuil de pauvreté (fédérale américaine). Il vit dans une tiny house qu’il a construit à l’aide de matériaux de récupération, sans voiture ou portable, produisant lui-même 100% de sa nourriture sans produire aucun déchet. J’ai gardé en mémoire une vidéo où on le voit déterrer du manioc dans un terrain de golf pour se sustanter… Il prône le minimalisme et l’autosuffisance en faisant de chaque plate-bande de libre un endroit ou planter, récolter ce que la nature a à offrir, poussant chacun à s’intéresser, apprendre et prendre à son tour l’initiative de vivre plus simplement en cultivant le lien et la connaissance de la nature.

A l’image du héros de « Into the Wild » qui se débarrasse de ses possessions (et de son compte bancaire) pour parcourir le monde jusqu’à l’autonomie complète en Alaska ? Et bien justement et malheureusement pour lui, la méconnaissance / confusion botanique entre 2 espèces lui sera fatale…

Est-ce que le minimalisme ne serait qu’une étape initiale en ce qu’elle laisserait plus de temps à s’éduquer à la nature ?

 

Les néo-survivalistes et décroissants: parfois taxé d’extrémiste, voir sectaire, ce courant des survivalistes né aux USA pendant la guerre froide a évolué depuis. Ils se préparent à survivre à une catastrophe, un effondrement de la société. Ils considèrent que nos modes de vie actuels ne sont pas pérennes pour l’humanité et que cette dernière court à sa perte si elle ne change pas son train de vie.

Leur objectif est de ne plus dépendre des institutions et de l’économie et de développer leurs propres moyens de subsistance : eau, nourriture, production d’énergie, ainsi que leur autonomie financière. Se faisant, ils réduisent leur impact environnemental en n’utilisant que ce dont ils ont besoin, ex : puiser l’eau qu’ils boivent, cultiver pour manger, et lorsqu’ils pêchent ou chassent, c’est uniquement par nécessité et non par plaisir.
On peut dire qu’ils développent une relation plus équilibrée avec la nature même si elle est fortement orientée par la « nécessité ».
En France, le nombre de survivalistes (les personnes qui maîtrisent les techniques de survie) est difficile à cerner du fait de la nature de l’activité : se couper du monde. On estimerait néanmoins à 100.000 le nombre de survivalistes et de néo-survivalistes. C’est bien moins qu’aux États-Unis où, d’après un article du Figaro paru en 2017, ils seraient dix millions. [9]

Pour Vincent Liegey [10], il ne faut pas faire l’amalgame entre les décroissants et les survivalistes, les premiers croient également en la sobriété et au besoin de relocalisation, tout en s’appuyant sur une approche collective et non un repli sur soi et un rejet de la loi.  Pour le sociologue Bertrand Vidal [11]: les néo-survivalistes ne sont pas dans une démarche de rendre un monde meilleur, ils se préparent à une catastrophe. A ce titre, Pablo Servigne[12] nous rappelle que la « survie n’est pas la vie, survivre ou vivre ne nous mettent pas dans la même posture, ni la même attitude ».

Il y a aussi pour certains explorateurs comme Mike Horn, une notion de dépassement de soi et d’accomplissement, mais avec une humilité et un respect pour ce que la nature nous offre.

Pour Kim Pasche 5 , le raccourci selon lequel une personne cherchant à se débrouiller dans la forêt est un « survivaliste » est caractéristique d’une société qui place le progrès technique et technologique en son cœur. Dans sa logique, la vraie survie n’est pas là où on le croit : « pour vivre dans un lieu reculé proche du cercle arctique, il ne faut que 3 ou 4 heures de joyeux efforts quotidiens pour subvenir aux besoins de base, ce qui laisse beaucoup de temps à passer, sans les loisirs, outils et connections auxquels l’homme s’est habitué ». « La pire menace selon moi n’est pas liée aux pollutions ou aux guerres, mais à l’oubli de nos origines et à la croyance que la place de l’homme ne peut être trouvée qu’au prix d’efforts surhumains (que nous mettons dans les mains de nos chercheurs) » affirme-t-il dans un rejet de la modernité. La raison voudrait, pour lui, que nous écoutions plus la sagesse de ceux qui ont su « redoubler d’effort pour arracher au monde, muet, les connaissances nécessaires à notre survie ».

 

Les collapsologues pensent que l’effondrement de l’environnement provoquera l’effondrement de la civilisation (épuisement des ressources, effondrement du système financier, politique, des institutions…) et plus un pays est riche et industrialisé plus il va tomber de haut. Pablo Servigne11  s’appuie sur la crise mondiale de 2008 ou 35 pays ont connu des émeutes de la faim à cause de la hausse des MP. Le Mozambique qui n’était pas connecté au système mondial économique n’a pas subi la crise. Sa rencontre avec Dennis Meadows[13] lui a fait réaliser que la phase de développement durable était déjà inutile à ce stade et qu’il fallait se préparer en construisant des petits systèmes résilients. Il envisage le retour à des sociétés beaucoup plus locales, à la tradition animale (ou les chevaux vont être nécessaires pour remplacer les voitures), au développement d’autonomie en eau et alimentaire ou retrouver le lien avec les autres, avec la nature sera une condition de survie et de fait une acceptation de l’interdépendance de tous les êtres.

L’exode urbain a commencé et la transition consistera en un grand débranchement du système global et industriel, surtout avant que celui-ci ne s’effondre et ne nous emporte avec.

Ses propos m’ont rappelé le roman Malevil [14] , classé dans les romans d’anticipation ou post-apocalyptiques et qui correspondraient pour certains aux courants survivalistes ou à la collapsologie. J’ai été très marquée par ce roman, à une époque où tous ces courants ainsi que les menaces climatiques qui pesaient sur nous m’étaient alors inconnus. A l’époque je me suis effectivement questionnée sur notre capacité à nous débrouiller à la manière de nos ancêtres et sur une perte d’intérêt et de transmission de toutes les connaissances que l’homme avait mis des années, voire des siècles à acquérir… le roman souligne la valeur vitale et stratégique des animaux : le cheval de trait et pour se déplacer, la vache et la chèvre pour le lait, animaux qui deviennent de vrais enjeux de négociation entre communautés locales.  La chasse y est parcimonieuse pour avoir le juste besoin en viande et pour quelques repas seulement dans la semaine, l’importance de préserver les récoltes, y compris au prix de la vie des « voleurs qui tenteraient de s’emparer des fruits de dur labeur »… Robert Merle aurait-il finalement écrit un récit visionnaire ou du moins collapsologue ?

 

… est-ce que les collapsologues seraient des néo-ruraux ? Le mouvement est né dans les années 60, avec une 1ère vague de retour à la terre après 1968, majoritairement contre-culturelle, ou les hippies, marginaux allaient s’installer dans les espaces les plus désertifiés de la France rurale, dans des villages abandonnés (ceux délaissés au profit d’espaces plus propices à l’agriculture intensive). Il y a eu 5 vagues en tout et la dernière vague depuis 2005 est différente, c’est un mouvement souterrain et massif qui s’inscrit dans la durée, à l’encontre des exils plus éphémères et politiques des années 70. Selon Ipsos [15]en 2014, 4,5 Millions de citadins seraient allés s’exiler à la campagne depuis 1970.

Les néoruraux sont motivés par une qualité de vie meilleure, moins stressante et polluée. Ils allient activité agricole, artisanat et service en visant l’autonomie. Ils veulent échapper à la dépendance aux marchés économiques contrairement aux agriculteurs traditionnels qui se sont endettés et dont les revenus obéissent à la loi du marché : Il y a une vraie opposition de modèles agricoles.
30% des agriculteurs qui s’installent chaque année ne sont pas issus du milieu agricole !

Recherche de sens, développement de nouveaux modèles de vie écologique en opposition aux modèles urbains consuméristes, retrouver le rapport au vivant, ne plus vouloir vivre hors sol … Cela nécessite un rétablissement de la connaissance et une maîtrise de notre environnement et de la nature.

 

Un fil rouge : rétablir la connaissance et la maîtrise de notre environnement et de la nature

Quelque soient les courants divers et variés que nous avons évoqués, on retrouve des traits communs qui offrent des clés à l’homme pour retrouver sa place dans l’écosystème :

  • La nécessité de refaire le lien sensoriel, spirituel, reprendre pleine conscience de son environnement proche, réapprendre à le respecter et le protéger plutôt que le détruire
  • Se rééduquer / se réapproprier sa connaissance afin de retrouver une saine maîtrise de la nature : il en va de son salut.
  • Observer, se ré-ancrer dans son environnement local : cultiver, transmettre, construire sainement, protéger pour redécouvrir / se réapproprier ses savoir-faire. C’est le cas de la permaculture qui s’est inspirée des sagesses des sociétés traditionnelles pour retrouver une agriculture respectueuse des sols et de la biodiversité et peu énergivores.

L’homme doit se donner les moyens de maîtriser son environnement en respectant ses limites et sa finitude. Le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent illustre d’autres manières de vivre ensemble, dans le respect de l’environnement. Ces initiatives ont en commun de se dérouler à une petite échelle, dans un ancrage très local ou les citoyens reprennent le pouvoir pour recréer une autonomie à l’échelle de leur quartier ou ville, se basant sur une économie de ressources, des systèmes low-tech pour récupérer l’eau de pluie, des jardins maraîchers, leur propre monnaie locale, leur propre processus de décisions, bref, leur système D, loin de l’agriculture intensive et des modes de production industriels qui sont aux mains de grosses structures capitalistiques.

L’homme doit se rappeler qu’il n’est qu’un élément, un maillon de la nature et que tout ce qu’il en détruit lui sera préjudiciable et concourt à sa propre destruction. Le salut de l’homme passera par sa propre réappropriation de la connaissance et du respect du vivant.

 

 

 

 


Références

[1] L’émission L’heure bleue de France Inter « réconcilier les hommes et la vie sauvage » du 08/04/2021

[2] Cécile Renouard, Rémi Beau, Christophe Goupil, Christian Koenig,  « Manuel de la grande transition »

[3] Michel Maxime Egger, sociologue et auteur de « soigner l’esprit, guérir la terre »

[4] L’Heure Bleue France Inter 08042021 (cf référence 1)

[5] auteur du documentaire Yukon, la quête sauvage, https://www.lemonde.fr/blog/alternatives/2018/03/25/collapsologues-decroissants-ou-neosurvivalistes-ils-plaident-pour-un-autre-rapport-a-la-vie-et-la-nature/

[6] archives INA 15/04/1981

[7] écologue, éducateur à la nature et l’environnement et auteur de « Bolivie, l’illusion écologiste » https://m.reporterre.net/S-eduquer-a-la-nature-plutot-que-de-s-y-reconnecter

[8] Sébastien Bohler, auteur de « Le bug humain ».

[9] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-survivalistes-se-preparent-a-la-fin-du-monde-en-france-20210219

[10] « Exploring Degrowth, a critical guide »

[11] Sociologue, auteur de « Survivalisme, êtes-vous prêts pour la fin du monde »

[12] Chercheur français à l’origine du concept de collapsologie, co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer » avec Raphaël Stevens

[13] « Limits to growth »

[14] De Robert Merle, paru en 1972

[15] (https://www.francetvinfo.fr/economie/tendances/tendance-qui-sont-les-neo-ruraux-ces-francais-qui-retournent-a-la-campagne_3202921.html)

 

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