Article de Camille Tarrieu (IGE 2022-23)

Introduction

Environnement et colonialisme, voici deux sujets qui ne paraissent pas naturellement imbriqués. Pourtant, les exemples d’hybridation de ces deux enjeux ne manquent pas, mais leur corrélation est rarement identifiée. En effet, on ne voit pas toujours la question environnementale dans les entreprises coloniales passées ou actuelles, ni dans leurs répercussions contemporaines. On ne saisit pas non plus toujours l’aspect néocolonial de certaines actions déployées pour la protection de l’environnement.

Malcolm Ferdinand, politiste, philosophe et chercheur au CNRS, propose un renouvellement conceptuel afin de révéler des corrélations entre écologie et colonisation, avec une nouvelle matrice : l’écologie décoloniale. L’auteur martiniquais analyse l’écologie depuis la Caraïbe et identifie une « double fracture de la modernité ».

Cette dernière est critiquée au XXème siècle par deux courants majeurs, celui des pensées décoloniales et post-coloniales d’une part, et par l’écologie et ses différentes sensibilités. Les deux mouvements nourrissent une critique envers le même objet, la modernité, sans jamais converser entre eux.

L’écologie décoloniale apparaît ainsi comme une nouvelle grille de lecture qui invite à la justice environnementale, pour la nature et les humains, par la prise en considération du vécu et de la pensée des groupes sociaux marqués par la domination coloniale. Cette matrice permet une meilleure compréhension du récit des dynamiques historiques et contemporaines dans cet article, à savoir l’impact environnemental et sanitaire de la colonisation dans les Antilles Françaises, le mépris pour l’environnement et les personnes colonisée en Palestine dans le cadre de l’implantation illégale d’usines chimiques israéliennes et enfin l’instrumentalisation de la création d’une aire marine protégée aux Chagos, dans l’océan Indien, à des fins coloniales.

La colonisation, un système d’oppression des êtres humains et de la nature

Si le lien entre colonisation et impact environnemental est rarement mis en évidence, c’est qu’il traduit un biais chez les personnes qui théorisent et racontent la lutte écologique, plus que parce que la corrélation ne serait pas évidente. Les systèmes de domination coloniale ont quasiment toujours impliqué une accaparation des terres et des ressources, et une détérioration des milieux.

L’Australie a exploité de façon déraisonnée le phosphate de l’Île de Nauru, la France a rejeté 3 200 tonnes de déchets radioactifs en mer en Polynésie dans le cadre des 46 essais nucléaires réalisés entre 1966 et 1996, et a également procédé à 17 essais nucléaires en Algérie de 1960 à 1966 sur les sites de Reggane et d’In Ekker avec des retombée radioactives importantes.

L’histoire de la Martinique illustre tristement le lien entre colonisation et impact environnemental, les conséquences en sont plus que concrètes aujourd’hui encore. L’Ile est colonisée en 1635 par la couronne française via Pierre Belain d’Esnambuc et la compagnie des Iles d’Amérique est créé cette même année. Cette dernière impose le déboisement de l’Ile et son partage entre colons, dont les descendants « Békés » possèdent encore l’essentiel des terres exploitables.

Le système de plantation instauré en Martinique est inhérent à la colonisation, à l’esclavage et à la traite négrière. En 1848, l’abolition de l’esclavage n’a pas été synonyme de justice pour les peuples asservis, les propriétaires d’esclaves ont été indemnisés, les esclaves sont peu à peu devenus des salariés au service du même système, des mêmes responsables, des mêmes monocultures.

Aujourd’hui, sur les 22 000 hectares de surface agricole utile, 6 000 sont occupés par la banane, 4 000 par la canne à sucre et 3 000 par le maraîchage. Pour assurer la rentabilité des exploitations de bananes, les Békés de Martinique mais aussi de Guadeloupe ont eu recours au chlordécone, un pesticide cancérigène afin de lutter contre le charançon du bananier.

En 1969, la toxicité du chlordécone et son pouvoir persistant dans l’environnement sont avancés dans le cadre d’un rapport de commission d’enquête parlementaire. En 1972, Jacques Chirac alors ministre de l’Agriculture autorise tout de même son utilisation. Le produit est interdit aux États-Unis en 1976 et en 1979, l’OMS classe le chlordécone comme cancérogène possible. Les exploitants martiniquais continuent d’utiliser les stocks disponibles et faute de pouvoir se fournir aux États-Unis, les établissements Lagarrigue, dirigés par Yves Hayot, font produire un nouveau pesticide au Brésil , en continuant d’utiliser la même molécule active.

Ce pesticide a été officiellement utilisé de 1972 à 1993 dans les Antilles. Le produit est interdit dans l’Hexagone en 1990, avec une autorisation d’écoulement des stocks jusqu’en 1993 dans les Antilles uniquement. Lesdits stocks n’ont été récupérés qu’en 2002. Concernant l’impact du produit sur l’environnement local, les premières constatations datent de la fin des années 1990, dans le cadre de contrôles de qualité de sources d’eau, qui ont révélés des teneurs allant jusqu’à 100 fois la norme en chlordécone. Fait troublant, les archives de la Commission des toxiques datant du début de la mise sur le marché (1972) jusqu’à la veille de la suspension du produit ont été perdues.

A l’heure actuelle, les répercussions sont multiples pour les martiniquais et guadeloupéens mais aussi pour les terres et la biodiversité locale. En termes de santé humaine, plus de 90% de la population présente des traces de ce pesticide dans son sang, selon l’étude Kannari mise en œuvre par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail) et Santé publique France en 2013-2014.

Le chlordécone implique des troubles endocriniens, nuit au développement cognitif des nourrissons, à la fertilité et accroît le risque de cancer de la prostate, et potentiellement du col de l’utérus. La Martinique est le territoire où l’on recense le plus de cancer de la prostate par personne au monde, avec 227 cas pour 100 000 personnes par an, selon le International Journal of Cancer.

Selon une étude l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), il existe une présomption forte entre l’exposition au chlordécone et le risque de cancers. Les impacts environnementaux sont également colossaux : les sols et les cours d’eaux sont durablement pollués, et selon le type de sol, la molécule peut y persister entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines d’années. En Martinique et en Guadeloupe, plus d’un quart de la surface agricole utile des deux DROM a été identifiée comme polluée à l’heure actuelle. La pollution des rivières implique une pollution littorale et des interdictions de pêche dans certaines zones.

Sur terre, les sols pollués sont impropres aux plantations de légumes racines, et le bétail a aussi été impacté. Les impacts environnementaux ont pour l’heure principalement été étudiés en termes d’utilité économique et sanitaire (exploitation des sols, des animaux, pêche). Les dégâts avérés pour l’humain, les terres et les cours d’eau, laissent à penser l’ampleur de la catastrophe écologique pour l’ensemble des écosystèmes locaux.

En janvier 2023, la justice a pourtant prononcé un non-lieu concernant l’affaire du chlordécone, néanmoins reconnu comme un « scandale sanitaire » et une « atteinte environnementale dont les conséquences humaines, économiques et sociales affectent et affecteront pour de longues années la vie quotidienne des habitant·e·s de Martinique et de la Guadeloupe ». En cause, une « impossibilité à caractériser les faits » commis à l’époque, car les plaintes ont été déposée plus de dix ans après l’utilisation du produit, les ouvrier.e.s agricoles ayant évidemment subi les répercussions de ce produit à posteriori.

La justice reconnait le préjudice pour les populations et l’environnement local, mais aucun responsable – entreprises, élus locaux, lobby de la banane, responsables politiques français – n’est reconnu coupable. Depuis 2021, le cancer de la prostate est reconnu comme maladie professionnelle. Cette décision intervient après des années d’enquête et des décennies d’alertes concernant ce pesticide.

La politique coloniale de la France dans les Antilles illustre l’impact environnemental d’une telle entreprise de domination, perturbation des écosystèmes originels, déforestation, mise en place de la monoculture, usages de pesticides écocides. Cet exemple s’inscrit sur le temps long, de la période esclavagiste à l’histoire moderne, pour autant ces répercussions sont toujours d’actualité et constituent un défi environnemental majeur pour l’avenir de ces territoires.

Pour autant, la colonisation n’appartient pas à l’histoire passée ou récente. L’écologie décoloniale peut ainsi permettre une autre lecture de certains cas contemporains. Celui du complexe chimique de Gishori est représentatif d’un certain déséquilibre dans les considérations environnementales et leurs conséquences sanitaires, selon que ces conséquences s’imposent ou non à une population colonisée, ici les palestiniens.

A l’origine, l’usine Israélienne de produits chimiques Gishori était située à Kfar Saba, en Israël. Cette usine a été jugée responsable d’importantes pollutions par les populations locales, néfastes pour leur santé et pour l’environnement. Ainsi, en 1986 et 1987 des militants israéliens se mobilisent pour la fermeture de l’usine et un durcissement des normes environnementales. La mobilisation porte ses fruits, de nouvelles normes environnementales sont adoptées en Israël à la faveur de cette mobilisation. C’est ici que la lecture coloniale de l’histoire de Gishori prend tout son sens.

L’usine est alors implantée de l’autre côté du « Mur de Séparation », donnant naissance à la colonie industrielle Nitzanei Shalom (bourgeons de la paix), une des 19 zones industrielles coloniales en Cisjordanie occupée. Une implantation économique développée au cours des années 1990, en violation flagrante du droit international. La colonie israélienne, qui abrite actuellement 12 usines chimiques, est implantée dans la ville palestinienne de Tulkarem, une ville dont l’aire urbaine (localités avoisinantes et camps de réfugiés compris) rassemble pas moins de 86 312 habitants.

L’usine est située dans la partie occidentale de la ville de Tulkarem, à quelques dizaines de mètres de la « Ligne verte » et du « Mur de séparation » qui correspondent aux frontières internationalement reconnues après la guerre de 1967. Formée initialement par une usine chimique, le complexe Gishori s’agrandit année après année de nouvelles usines (pesticides, insecticides, engrais).

Oliviers pollués par le complexe d'usines chimiques, ici en arrière-plan.
Oliviers pollués par le complexe d’usines chimiques, ici en arrière-plan.

Côté palestinien, depuis l’implantation de l’usine, les agriculteurs de la zone ont quasiment tous quitté leurs exploitations. La contamination induite par la sur-concentration d’usines chimiques a eu raison de leur activité. Ne subsiste qu’une seule exploitation agricole palestinienne, située entre le « Mur de Séparation » avec Israël et ledit complexe industriel. Ironie du sort, cet emplacement n’est pas le plus défavorable de la zone, les usines devant être à l’arrêt lorsque le vent souffle vers Israël, l’exploitant est partiellement protégé. Pour autant, on y déplore le ruissellement des eaux usées sur les parcelles agricoles. Une partie de la ferme n’est plus exploitable, comme ici ce champ d’olivier à l’abandon où les feuilles sont blanchies.

La ville de Tulkarem est l’une des villes palestiniennes avec les plus hauts taux de cancer, d’asthme, de maladies ophtalmologiques et respiratoires de la zone. Selon une étude menée par l’université d’An-Najah, à Tulkarem entre 2005 et 2008, dans cette ville les habitants sont plus souvent sujets à des cancers que dans le reste de la Cisjordanie occupée (28% plus fréquent).

Gishori centralise la concentration d’enjeux environnementaux et de dynamiques de domination coloniale. Ici, un complexe industriel trop dangereux pour l’environnement et la santé en Israël s’installe illégalement en Palestine sans faire cas de ces enjeux pour les populations et l’environnement local. Ici, la pensée écologiste et la mobilisation des activistes semble bien souvent s’arrêter à la ligne verte.

Lorsque l’écologie est coloniale : l’instrumentalisation politique

Outre l’impact environnemental de la colonisation et le fait que l’écologie politique ou la justice écologique ne traitent que partiellement de la question coloniale, l’écologie peut aussi être directement instrumentalisée. Ici, le cas de la dispute territoriale de l’Archipel des Chagos qui implique la déportation de milliers de chagossiens pour le maintien d’une des colonies les plus récentes du monde, repose en partie instrumentalisation des enjeux environnementaux.

L’archipel des Chagos est un ensemble de 50 îles situées au cœur de l’Océan Indien. La souveraineté des Iles Chagos est disputée, le Royaume-Uni considère que c’est un Territoire Britannique de l’Océan Indien (BIOT). Un statut qui est notamment remis en cause par Maurice qui considère que l’archipel lui a été injustement détaché en 1965, lors du processus de décolonisation qui aboutira en 1968, et réclame la souveraineté sur cette cinquantaine d’îles. La Cour Internationale de Justice, organe juridique principal des Nations Unies, a reconnu « Que le processus de décolonisation de Maurice n’a pas été validement mené à bien lorsque ce pays a accédé à l’indépendance ».

Sur l’ensemble de l’archipel, les trois foyers de populations sont concentrés sur les îles de Peros Banhos, Salomon et Diego Garcia. Lors du processus de décolonisation de Maurice, un accord secret entre nord-américains et britanniques prévoit la cession pour 50 ans de la plus grande île de l’archipel, Diego Garcia, et ce pour construire une base étasunienne qui assure les ravitaillements aériens et maritimes dans la zone.

Problème et non pas des moindres, ces îles abritent quelques milliers de chagossiens, lesquels ont été déportés et expropriés entre 1968 et 1973, pour que le Royaume-Uni puisse honorer sa promesse. Les britanniques avaient affirmé que Diego Garcia n’était habitée que par « quelques Tarzans et vendredis » lors des échanges de câbles diplomatiques qui ont conduit à l’obtention de cet accord secret. Les 55 ans d’histoire qui suivront seront consacrés à nier l’existence des chagossiens, ne pas assumer leur déportation pour enfin obstruer leur droit au retour pourtant affirmé par la décision rendue par la CIJ en 2018.

Fait le plus notable parmi les stratégies employées par la diplomatie britannique, le Royaume-Uni va même jusqu’à annoncer en 2010 la création d’une gigantesque Aire Marine Protégée (AMP) de 400 000km2, qui doublerait la surface mondiale des aires marines protégées dans le monde. La pêche y serait interdite et les activités touristiques seront très strictement régulées.

Mais l’aire marine protégée soulève d’énormes questionnements moraux. En effet, elle inclue l’immense majorité de la zone à l’exception du littoral de Diego Garcia, qui sert de base militaire à l’armée américaine, laquelle est largement artificialisée. Une zone destinée à la protection de la biodiversité marine qui ne remet pas en question l’une des principales bases militaires de l’Océan Indien : il y est interdit de pratiquer la pêche traditionnelle, mais autorisé de circuler à bord d’un cuirassé.

Pire encore, dans un document révélé par le scandale Wikileaks et certifié par la justice britannique lors de l’Affaire Bancoult N°3 devant la Haute Cour de Londres, Colin Roberts, le Directeur des Territoires d’Outre-Mer au Ministère des Affaires Étrangères, énonce l’objectif principal de cette aire marine protégée, la fin des « réclamations des anciens résidents de l’archipel concernant leur réinstallation », au nombre de 10 000 répartis à Maurice, aux Seychelles et au Royaume-Uni, arguant que le lobby environnemental était « beaucoup plus puissant que les défenseurs des chagossiens ». Le projet a été jugé illégal par un Tribunal International en 2015 mais les dirigeants mauriciens se sont depuis engagés à relancer ce projet d’aire marine protégée en adéquation avec le retour sur leurs terres des milliers de chagossiens.

Ici, la cause écologiste est largement manipulée à des fins géopolitiques, allant à l’encontre des droits humains de manière évidente. Le cas des Chagos n’est pas sans rappeler la création de la réserve naturelle nationale des Iles Glorieuses, par la France en 2021. Les Glorieuses sont rattachées à un plus large ensemble, Les Éparses. Les Iles Éparses sont réparties autour de Madagascar et sont sous autorité de la France depuis la colonisation du territoire malgache.

A l’indépendance de Madagascar, les Éparses n’ont pas été restituées. Cette situation a selon les époques et gouvernements entrainé des tensions entre les deux États. D’ailleurs, la France a été condamnée à deux reprises via des résolutions non contraignantes de l’ONU (1979 et 1980) à « entamer sans plus tarder des négociations avec le gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar ».

A la différence du cas précédent, ces îles ne sont pas habitées et ne l’ont jamais été de manière permanente. Également, contrairement à la réserve initialement prévue dans le cas des Chagos, il ne s’agit pas ici d’un écran de fumée, le projet de protection semble conséquent et ambitieux.

Ensuite, notons également que le gouvernement Malgache a lui-même admis ne pas être en l’état en capacité de gérer une si vaste zone maritime, par manque de moyens financiers et militaires et être en recherche d’une solution concertée avec la France. Enfin, notons que les eaux sous juridiction française sont présumées riches en hydrocarbures et que Madagascar n’a pas clairement affirmé son intention de protéger les écosystèmes locaux.

Pour autant l’attitude du gouvernement français questionne, si l’engagement pour l’environnement semble réel, il ne devrait pas se faire au mépris des enjeux décoloniaux. Une solution intermédiaire aurait pu être envisagée. Toutefois, le président français s’obstine et rejette ces critique.

« Ici, c’est la France, c’est notre fierté, notre richesse. On n’est pas là pour s’amuser, mais pour bâtir l’avenir de la planète. Ce que nous préservons ici aura des conséquences sur les littoraux, y compris dans l’Hexagone. » (Emmanuel Macron, juin 2021 ).

Conclusion

La colonisation est criminelle, elle va à l’encontre du droit des peuples à disposer d’eux même et du droit à l’autodétermination. Ses répercussions sont multiples et immenses pour les personnes ayant subi ou subissant cette domination. Ici nous avons porté notre intérêt sur l’impact environnement des entreprises coloniales et l’instrumentalisation de l’écologie à des fins coloniales.

La matrice de l’écologie décoloniale permet une lecture plus complète et juste de nombreuses situations, dont celles étudiées ici, et constitue un apport essentiel à l’écologie politique, au même titre que les angles du genre et de la classe sociale, qui permettent ensemble de construire des perspectives véritablement intersectionnelles sur les questions écologiques.

Cette démarche est au fondement d’une écologie politique inclusive, qui ne se construise pas sans les personnes subissant l’impact d’une domination passée ou contemporaine. L’exemple des mobilisations contre le Dakota Access Pipeline à Standing Rock en est un exemple probant. Si la mobilisation a largement été menée par les peuples autochtones des États-Unis, elle a été largement soutenue et relayée par l’ensemble des militants écologistes, aboutissant en 2020 à une victoire inattendue.

Sources

Bousenna, Y. (2022). Ecologie décoloniale. Socialter, Hors série n°12, https://www.socialter.fr/article/les-10-familles-de-l-ecologie-politique-l-ecologie-decoloniale

Buxbaum, Jessica (2021). How Israeli industrial zones exploit Palestinian land and labour. The New Arabhttps://www.newarab.com/analysis/how-israeli-industrial-zones-exploit-palestinian-land-and-labour

Ferdinand, M. (2019). Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Seuil, 464 pages.

Natsheh, B. (2016). The Impact of Gishouri Factories on Soil Pollution in Tulkarm Area: A Case Study. 72-79. 10.5923/j.re.20160604.02.

Tanjer, F.N.M. (2010). A Survey Study of Cancer Types in Northern West Bank, Palestine. Retrieved from http://scholar.najah.edu/content/survey-study-cancer-types-northern-west.

Reporter, G. S. (2017, 20 septembre). US Embassy cables : Foreign Office does not regret evicting Chagos Islanders. the Guardian.https://www.theguardian.com/world/us-embassy-cables-documents/207149

Sands, P. (2022). La dernière colonie. Albin Michel, p-111-117.

Géo. (2021). Essais nucléaires en Algérie : la France appelée à “assumer ses responsabilités historiques”, https://www.geo.fr/geopolitique/essais-nucleaires-en-algerie-la-france-appelee-a-assumer-ses-responsabilites-historiques-205670

Documentaire : Décolonisons l’écologie. Par Annabelle Aim, Cannelle Foudrinier & Jérémy Boucain, 2021, 103 min.

Document juridique (on the application of Bancoult No 3) (Appellant) v Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs (Respondent)

Effets juridiques de la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice en 1965. (s. d.). https://www.icj-cij.org/fr/affaire/169

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